Interview de Dorothée dans Média+
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Re: Interview de Dorothée dans Média+
Merci pour cette interview; courte mais intéressante

Sébastien-Mickaël- Bavard
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Messages: 710
Date d'inscription: 12/09/2009
Age: 30
Re: Interview de Dorothée dans Média+
Merci pour vos remerciements. Pour les plus gourmands, je vous transmet, ci-dessous la version intégrale et non coupée de l'interview parue dans Média+. Vous pourrez ainsi pleinement en profiter
Maxime G
Figure incontournable du PAF depuis plus de 30 ans, Dorothée demeure une personnalité reconnue du milieu de la télévision et de la scène. Afin de retracer son parcours médiatique, tout en la faisant réagir sur le nouveau paysage télévisuel, média+ s’est entretenu avec Dorothée, animatrice, chanteuse & actrice.
média+ : Vous avez été, pendant près de 10 ans, Directrice de l’Unité Jeunesse de TF1. Que pensez-vous avoir apporté - éditorialement parlant - sur ce créneau de la jeunesse à la télévision ?
Dorothée : Je pense avoir apporté une diversité dans les programmes destinés à la jeunesse. Nos émissions pouvaient en effet s’adresser aux enfants, aux adolescents mais également aux adultes. A cet égard, le «Club Dorothée», à l’instar des sitcoms AB, était un programme trangénérationnel dans lequel nous établissions une relation humaine non négligeable avec les téléspectateurs. Concernant la sélection des programmes, nous ne prescrivions évidemment aucun élément agressif ou négatif. En revanche, je souhaitais montrer la réalité des événements qui se déroulaient dans le monde - c’est pourquoi nous réalisions des émissions caritatives comme «La chaîne de l’espoir» ou encore «Le Noël de l’amitié».
média+ : A notre époque, les émissions destinées aux enfants ne sont plus incarnées par les animateurs. Comprenez-vous la raison pour laquelle les programmes jeunesse sont désormais dénués de toute humanisation ?
Dorothée : En 1997, juste après l’arrêt du «Club Dorothée» sur TF1, j’ai eu l’impression d’avoir assisté à une rétrogradation de l’humanisation des programmes. Juste pour rappel, avant 1973, les unités jeunesse à la télévision n’existaient pas. En effet, les enfants n’étaient pas considérés. Des années plus tard, nous étions parvenus à faire comprendre que la jeunesse représentait un public à part entière qui avait besoin de repères et de rendez-vous propres. Nous avions réussi à imposer un véritable lien social avec le jeune public.
média+ : Quelle leçon retenez-vous de ces années de forte exposition médiatique ?
Dorothée : Je pense avoir parfaitement bien vécu l’exposition médiatique du fait que nous enchainions non-stop l’enregistrement des émissions. Je n’ai aucun regret. Concernant les critiques venant de la presse, elles étaient tantôt positives quand je travaillais sur le service public dans «Récré A2», tantôt incendiaires au moment où je suis passée sur TF1. De manière générale, quand on propose un concept ou une émission qui rencontrent leur public, cela déplait en France et je ne l’explique pas.
média+ : Quel regard critique portez-vous sur la télévision d’aujourd’hui ?
Dorothée : Nous étions attaqués à l’époque sur la prétendue violence dans les dessins-animés. Aujourd’hui, essayez de comptabiliser le nombre de téléfilms déconseillés aux moins de 10 ans et diffusés durant l’après-midi ?... En tant que téléphile, je suis une fidèle téléspectatrice de «Faites entrer l’accusé», des «Faits de Karl Zéro», de séries et de certains débats d’Yves Calvi. Concernant la téléréalité, cela ne me captive pas, cela m’ennuie terriblement.
média+ : Selon vous, reste-t-il suffisamment de programmes «porteurs de sens» pour les 4-25 ans ?
Dorothée : J’ose espérer qu’il existe encore des programmes porteurs de sens pour les 4-25 ans. Mais aux heures de sorties d’écoles, les jeunes regardent ce que les chaînes leur proposent. Par conséquent, les enfants peuvent tomber sur des programmes tels que «Tournez Manège», «Le Juste Prix» ou encore «Grey’s Anatomy»…
média+ : Votre retour médiatique s’est produit il y a trois ans sur IDF1. Auriez-vous envie de présenter un Prime Time sur une chaîne historique ou TNT ?
Dorothée : Je pense avoir assez donné. Je préfère laisser la place aux jeunes…
média+ : Vous avez tourné un pilote pour incarner «L’Instit» sur France TV. Depuis cette expérience, souhaitez-vous vous investir davantage en tant que comédienne ?
Dorothée : J’adorerais m’investir davantage en tant que comédienne mais je n’ai reçu aucune proposition. Plutôt que de reprendre un rôle, je préférerais que l’on m’en crée un. Je ne demande pas d’avoir le rôle titre, mais simplement de pouvoir interpréter un personnage qui me serait propre. Truffaut m’avait d’ailleurs dit : «Vous trouverez un rôle écrit spécialement pour vous». Quant au théâtre, je suis trop traqueuse…
média+ : N’avez-vous jamais été tentée de devenir productrice, créatrice de formats ?
Dorothée : Non, ce n’est pas mon créneau. La télévision d’aujourd’hui ne ressemble en rien à ce qu’elle était auparavant. A l’époque, il y avait un côté famille, une sorte de folie à l’antenne où nous pouvions tester différents concepts. Aujourd’hui, il existe beaucoup trop de contraintes stratégiques…
Maxime G
Figure incontournable du PAF depuis plus de 30 ans, Dorothée demeure une personnalité reconnue du milieu de la télévision et de la scène. Afin de retracer son parcours médiatique, tout en la faisant réagir sur le nouveau paysage télévisuel, média+ s’est entretenu avec Dorothée, animatrice, chanteuse & actrice.
média+ : Vous avez été, pendant près de 10 ans, Directrice de l’Unité Jeunesse de TF1. Que pensez-vous avoir apporté - éditorialement parlant - sur ce créneau de la jeunesse à la télévision ?
Dorothée : Je pense avoir apporté une diversité dans les programmes destinés à la jeunesse. Nos émissions pouvaient en effet s’adresser aux enfants, aux adolescents mais également aux adultes. A cet égard, le «Club Dorothée», à l’instar des sitcoms AB, était un programme trangénérationnel dans lequel nous établissions une relation humaine non négligeable avec les téléspectateurs. Concernant la sélection des programmes, nous ne prescrivions évidemment aucun élément agressif ou négatif. En revanche, je souhaitais montrer la réalité des événements qui se déroulaient dans le monde - c’est pourquoi nous réalisions des émissions caritatives comme «La chaîne de l’espoir» ou encore «Le Noël de l’amitié».
média+ : A notre époque, les émissions destinées aux enfants ne sont plus incarnées par les animateurs. Comprenez-vous la raison pour laquelle les programmes jeunesse sont désormais dénués de toute humanisation ?
Dorothée : En 1997, juste après l’arrêt du «Club Dorothée» sur TF1, j’ai eu l’impression d’avoir assisté à une rétrogradation de l’humanisation des programmes. Juste pour rappel, avant 1973, les unités jeunesse à la télévision n’existaient pas. En effet, les enfants n’étaient pas considérés. Des années plus tard, nous étions parvenus à faire comprendre que la jeunesse représentait un public à part entière qui avait besoin de repères et de rendez-vous propres. Nous avions réussi à imposer un véritable lien social avec le jeune public.
média+ : Quelle leçon retenez-vous de ces années de forte exposition médiatique ?
Dorothée : Je pense avoir parfaitement bien vécu l’exposition médiatique du fait que nous enchainions non-stop l’enregistrement des émissions. Je n’ai aucun regret. Concernant les critiques venant de la presse, elles étaient tantôt positives quand je travaillais sur le service public dans «Récré A2», tantôt incendiaires au moment où je suis passée sur TF1. De manière générale, quand on propose un concept ou une émission qui rencontrent leur public, cela déplait en France et je ne l’explique pas.
média+ : Quel regard critique portez-vous sur la télévision d’aujourd’hui ?
Dorothée : Nous étions attaqués à l’époque sur la prétendue violence dans les dessins-animés. Aujourd’hui, essayez de comptabiliser le nombre de téléfilms déconseillés aux moins de 10 ans et diffusés durant l’après-midi ?... En tant que téléphile, je suis une fidèle téléspectatrice de «Faites entrer l’accusé», des «Faits de Karl Zéro», de séries et de certains débats d’Yves Calvi. Concernant la téléréalité, cela ne me captive pas, cela m’ennuie terriblement.
média+ : Selon vous, reste-t-il suffisamment de programmes «porteurs de sens» pour les 4-25 ans ?
Dorothée : J’ose espérer qu’il existe encore des programmes porteurs de sens pour les 4-25 ans. Mais aux heures de sorties d’écoles, les jeunes regardent ce que les chaînes leur proposent. Par conséquent, les enfants peuvent tomber sur des programmes tels que «Tournez Manège», «Le Juste Prix» ou encore «Grey’s Anatomy»…
média+ : Votre retour médiatique s’est produit il y a trois ans sur IDF1. Auriez-vous envie de présenter un Prime Time sur une chaîne historique ou TNT ?
Dorothée : Je pense avoir assez donné. Je préfère laisser la place aux jeunes…
média+ : Vous avez tourné un pilote pour incarner «L’Instit» sur France TV. Depuis cette expérience, souhaitez-vous vous investir davantage en tant que comédienne ?
Dorothée : J’adorerais m’investir davantage en tant que comédienne mais je n’ai reçu aucune proposition. Plutôt que de reprendre un rôle, je préférerais que l’on m’en crée un. Je ne demande pas d’avoir le rôle titre, mais simplement de pouvoir interpréter un personnage qui me serait propre. Truffaut m’avait d’ailleurs dit : «Vous trouverez un rôle écrit spécialement pour vous». Quant au théâtre, je suis trop traqueuse…
média+ : N’avez-vous jamais été tentée de devenir productrice, créatrice de formats ?
Dorothée : Non, ce n’est pas mon créneau. La télévision d’aujourd’hui ne ressemble en rien à ce qu’elle était auparavant. A l’époque, il y avait un côté famille, une sorte de folie à l’antenne où nous pouvions tester différents concepts. Aujourd’hui, il existe beaucoup trop de contraintes stratégiques…
maxlamenace- Nouveau
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Messages: 5
Date d'inscription: 26/05/2010
Age: 24
Re: Interview de Dorothée dans Média+
Merci ! Sympa l'interview!

Cara- Très bavard
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Messages: 1009
Date d'inscription: 26/09/2010
Age: 27
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